DÉRATISATION
Bruits de grattement inexpliqués dans les cloisons ou les faux plafonds au réveil ?
Câbles électriques, tuyauteries de plomb ou isolants rongés ?
Petites crottes sombres le long des murs ou dans les garde-mangers ?
Sacs d'aliments ou de denrées alimentaires déchirés ?
Ces signes sont souvent les premiers indicateurs d’une infestation active de rongeurs.
Contrairement aux idées reçues, le rongeur ne reste pas uniquement à l'extérieur. Dans la majorité des cas, les rats et les
souris exploitent la moindre faille structurelle (interstices dès 6 mm pour la souris, 12 mm pour le rat) pour s'installer à l'intérieur des bâtiments.
Un manque d'entretien des abords, une mauvaise gestion des ordures ménagères, l'abondance de nourriture ou l'hospitalité d'un vide sanitaire peuvent suffire à introduire les rongeurs dans votre habitat.
Ces signaux ne doivent jamais être négligés. Une souris femelle peut engendrer une descendance théorique de près de
2 000 individus par an, menant à une pullulation allant jusqu'à 1 million de descendants en 2 ans. Sans intervention adaptée, la colonisation devient rapidement exponentielle.
Selon les autorités sanitaires internationales comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les rongeurs sont reconnus comme des nuisibles majeurs de santé publique et des vecteurs importants d'agents pathogènes. En plus des risques sanitaires, ils provoquent de lourds dégâts matériels et économiques, étant notamment responsables de 20 % des incendies de bâtiments en raison de leur besoin permanent de ronger.
Certaines espèces de rongeurs (notamment les rats et les souris commensaux) sont impliquées dans la transmission de :
Leptospira interrogans → bactérie responsable de la leptospirose, transmissible par l'urine des rongeurs via l'eau ou les sols humides, causant de 1,3 à 2 millions de cas annuels dans le monde
Salmonella spp → bactérie responsable de la salmonellose (94 millions de cas par an dans le monde) et des fièvres typhoïdes
Hantavirus → virus responsable de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR), causant près de 150 000 hospitalisations annuelles
Yersinia pestis → bactérie responsable de la peste, transmise historiquement par les puces de rats (1 000 à 3 000 cas par an dans le monde)
Clostridium perfringens & Campylobacter jejuni → bactéries pathogènes d'origine digestive souillant les denrées alimentaires
Les rongeurs sont considérés comme :
Vecteurs biologiques de maladies zoonotiques (50 % des maladies transmises par les rongeurs sont des zoonoses)
Nuisibles de santé publique et de sécurité en raison :
De la transmission de pathologies sévères ou mortelles chez l'homme et l'animal (25 % des pathologies associées entraînent des troubles graves ou le décès)
Des courts-circuits et incendies par rongement des installations électriques
De la souillure massive des denrées alimentaires (les rats gâchent et souillent 110 fois plus de nourriture qu'ils n'en consomment)
Des risques de fermeture administrative d'établissements et de scandales industriels (ex. usine Buitoni en avril 2022)
En France métropolitaine, le risque infectieux lié à la leptospirose est en progression constante avec plus de 600 cas annuels recensés, ce qui justifie une prise en charge corrective et préventive immédiate.
Méthodologie
Spécialiste anti-nuisibles/parasitaires en Isère, Rhône-Alpes et arc Alpin, Fauna Control 3D intervient avec une approche rigoureuse et conforme au règlement européen UE 528/2012.
Notre protocole repose sur :
Diagnostic précis et confirmation de l’espèce
Identification formelle du rongeur : Rattus norvegicus (rat brun/surmulot), Rattus rattus (rat noir) ou Mus musculus (souris grise).
Recherche de :
- Excréments frais (crottes en noyau d'olive de 2 cm pour le rat brun, en banane de 1 cm pour le rat noir, ou de 3 à 8 mm pour la souris)
- Traces de suint (marques graisseuses brunes laissées par la fourrure le long des murs et plinthes)
- Empreintes de pattes et de griffes (4 doigts à l'avant, 5 à l'arrière)
- Trous de terriers extérieurs et coulées de passage dans la végétation
- Analyse d'ADN via l'outil technologique IZIDIAG pour identifier formellement l'espèce, les pathogènes excrétés et la résistance génétique aux anticoagulants
Le diagnostic différentiel permet d’exclure d’autres insectes piqueurs (punaises, aoûtats).
Évaluation du niveau d’infestation
Analyse complète de la dynamique de population :
- Présence de nids, de terriers actifs ou de jeunes rongeurs
- Analyse de l'historique du site pour comprendre l'origine et l'ancienneté de l'intrusion
- Estimation de la taille de la colonie et de sa hiérarchie sociale (rats dominants et dominés)
- Prise en compte de la néophobie du rat (méfiance naturelle et observation de 3 jours face à tout nouvel objet).
Cartographie complète des zones refuges
Les rongeurs se concentrent à proximité immédiate des sources de nourriture et de leurs axes de circulation.
Inspection approfondie :
- Caves, sous-sols et réseaux de canalisations (milieux humides privilégiés par le rat brun)
- Greniers, combles, bardages et faux plafonds (milieux secs en hauteur privilégiés par le rat noir)
- Cuisines, zones de stockage de denrées sèches et locaux poubelles
- Chemins de câbles électriques et passages de fluides (véritables autoroutes à rongeurs)
L’objectif est d’identifier précisément les points d’intrusion et le cœur de l’infestation.

Préparation technique du site
- Mise en œuvre du "ratproofing" (étanchéité complète des locaux)
- Rebouchage des trous et fissures à l'aide de matériaux anti-rongement (mastics spécifiques, Warosol/Xcluder, brosses hélicoïdales, mousse PU technique)
- Pose de grilles en fonte ou de maillages métalliques fins (< 12 mm) sur les évacuations d'eaux usées, soupiraux et ventilations
- Suppression stricte de la concurrence alimentaire par un nettoyage approfondi et le confinement hermétique des déchets
Cette étape est déterminante pour optimiser l’efficacité des dispositifs de capture.
Application professionnelle ciblée
Mise en place d’une stratégie de lutte intégrée (IPM) combinant :
- Solutions mécaniques et connectées : Pièges à mâchoires sécurisés, dispositifs multi-captures électriques
- Solutions chimiques réglementées (en dernier recours) : Pose d'appâts homologués (pâtes fraîches, blocs, céréales) exclusivement placés dans des boîtes d'appâtage sécurisées verrouillées à clé. L'appâtage permanent étant strictement interdit par la réglementation européenne et l'ANSES, le traitement biocide est limité à 35 jours maximum, en utilisant des molécules ciblées
Traitement des zones adjacentes si nécessaire
Selon le diagnostic :
- Réseaux d'égouts et d'assainissement privatifs ou collectifs
- Zones ouvertes extérieures, décharges et déchetteries périphériques
- Locaux techniques, gaines de distribution et pièces mitoyennes en habitat collectif
- Création d'une barrière périphérique extérieure (No Rat Land) pour bloquer les flux migratoires.
Suivi post-intervention structuré
- Contrôle régulier des consommations d’appâts et vérification des pièges
- Ramassage strict et élimination des cadavres de rongeurs via une filière agréée pour éviter tout risque d’intoxication secondaire de la faune sauvage (rapaces, furets, hérissons)
- Bascule en mode de surveillance préventive via l’utilisation d’appâts placebos non toxiques (monitoring de contrôle)
- Fourniture d’un plan de sanitation et de conseils personnalisés de prévention pour sceller durablement le site.
Pour les grands volumes (hôtels, résidences, collectivités, hébergements touristiques)
Mise en place d’un plan de lutte intégré (IPM – Integrated Pest Management) :
- Exigence réglementaire absolue "Zéro rongeur, Zéro corps étranger" pour protéger l'outil industriel et les stocks
- Mise en place d'une lutte préventive intérieure 100 % non toxique (interdiction des biocides dans les locaux de production et zones d'exposition des denrées)
- Surveillance programmée
L’approche IPM permet :
- De respecter scrupuleusement l'interdiction légale de l'appâtage permanent sous peine de sanctions pénales (article L522-16 du code de l'environnement)
- De sécuriser totalement les occupants, le personnel et les produits de consommation contre les risques toxiques
- De préserver l'image sanitaire et économique de l'établissement grâce à un pilotage numérique précis et proactif
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